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Budget mobilité : mieux qu’un plafond de 50 % pour le logement, une règle progressive ?

Photo du rédacteur: Thierry Devresse
Thierry Devresse
il y a 30 minutes
3 min de lecture


Le logement occupe une place trop importante dans le budget mobilité. Si nous voulons préserver l’objectif de mobilité durable du dispositif, il faut pouvoir en débattre.

Les partenaires sociaux proposent de plafonner les frais de logement à 50 % du budget mobilité. Ce chiffre est discutable, mais la proposition a un mérite : remettre ce sujet sur la table.

Dès août 2025, dans une lettre ouverte au ministre des Finances, je proposais déjà de faire évoluer ces règles.

Le problème ne se résume pas au pourcentage. Il tient aussi au fonctionnement « tout ou rien ».

Un changement de lieu de travail ou de rythme de télétravail peut entraîner la perte du remboursement du logement. Avec, à la clé, des conséquences financières importantes pour le salarié et des discussions difficiles pour les RH.


Ma nouvelle proposition suite à celle des partenaires sociaux : deux critères progressifs, avec un plafond moyen global de 50 % du budget consacré au logement.


1. Une dégressivité selon la distance domicile–lieu de travail principal

À titre d’exemple :

• Jusqu’à 10 km : maximum 60 % du budget pour le logement. • Au-delà de 10 km et jusqu’à 11 km : 40 %. • Au-delà de 11 km et jusqu’à 12 km : 20 %. • Au-delà de 12 km : 0 % au titre de la distance.

Un changement du lieu de travail ne ferait ainsi plus disparaître tout l’avantage dès le franchissement du seuil des 10 km et aurait aussi un impact financier beaucoup moins important.


2. Une prise en compte progressive du télétravail structurel à domicile

Chaque journée sans déplacement domicile–travail mérite aussi d’être valorisée pour les personnes habitant à plus de 10 km :

• 1 jour par semaine : maximum 20 % du budget pour le logement. • 2 jours : 40 %. • 3 jours ou plus : 60 %.

L’articulation des deux critères devrait être précisée, avec un plafond global de 60 %, jamais dépassé.


Pourquoi cette approche mérite-t-elle d’être étudiée ?

  1. 1) Elle laisserait en moyenne 50 % du budget disponible pour d’autres usages, notamment le vélo, les transports en commun et la mobilité partagée.

  2. 2) Elle ouvrirait l’accès au logement à davantage de bénéficiaires du budget mobilité, dès un jour de télétravail structurel par semaine.

  3. 3) Elle réduirait les effets de seuil qui compliquent les changements de lieu de travail et l’organisation du télétravail.

  4. 4) Elle permettrait d’automatiser les calculs sur la base de critères clairement définis.

Les pourcentages restent à débattre. Mais le principe mérite une place dans la réforme : valoriser progressivement la proximité et les déplacements évités, tout en préservant les autres solutions de mobilité.


Une véritable analyse et un débat sur le sujet, pour définir un texte de loi intelligent, simple et répondant aux attentes de la majorité, valent mieux qu’une règle définie précipitamment.


À propos de MMBB bv

Notre société accompagne, en collaboration avec Olympus Mobility , près de 50 % des utilisateurs actifs du Budget Mobilité en Belgique, soit environ 10 000 bénéficiaires répartis dans plus de 650 entreprises.

Notre mission est d’assurer le succès du Budget Mobilité dans le respect de la loi et de son esprit, en facilitant son déploiement, en réduisant la charge administrative et financière liée à sa gestion et en garantissant une expérience utilisateur optimale.

La présente proposition est l’écho de notre large expérience, des retours de nos clients et de nombreux partenaires en mobilité.



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